Financement de la Région autonome

En application de l’Initiative marocaine de large autonomie pour la Région du Sahara de 2007, les populations du Sahara " disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines"[1]

" La Région autonome du Sahara disposera des ressources financières nécessaires à son développement dans tous les domaines. Ces ressources seront notamment constituées par :

  • les impôts, taxes et contributions territoriales édictés par les organes compétents de la Région.
  • les revenus de l'exploitation des ressources naturelles affectés à la Région.
  • la partie des revenus des ressources naturelles situées dans la Région et perçus par l'État.
  • les ressources nécessaires allouées dans le cadre de la solidarité nationale.
  • les revenus provenant du patrimoine de la Région."[2]

En attendant la mise en œuvre de cette initiative et en plus de l'effort considérable d'équipement consenti par le Royaume depuis la récupération, en 1975, de ses provinces sahariennes,  le Maroc a entrepris la réalisation, en 2015, du Plan de développement des Provinces du Sud. Doté d’un budget de 77 milliards de dirhams (8 milliards de dollars), ce plan est consacré au développement des infrastructures de la région, y compris l’amélioration du réseau routier, la construction de ports de pêche et d’une usine de dessalement de l’eau de mer, le développement des services médicaux et l’élargissement de l’offre sanitaire…

Dans son rapport du 3 octobre 2018, adressé au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire général de cette organisation notait les ‘’progrès accomplis dans les domaines de l’éducation et de la santé ainsi que dans le domaine économique’’[3], dont ont fait état les élus locaux..

Pour en savoir plus :

Royaume du Maroc : Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, points 5 et 13.


[1]Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, point 5.

[2]Ibid, point 13.

[3]Nations Unies, Rapport du Secrétaire général soumis au Conseil de sécurité, S/2018/889 du 3 octobre 2018, § 21.