Relations internationales et diplomatie
 

A ce titre, plusieurs études ont été menées, ayant trait à la puissance attractive du Maroc (soft power) ou traitant des relations du Maroc avec les pays du voisinage (Espagne, Algérie, Mauritanie) et avec ceux faisant partie des aires d’appartenance du Royaume (Afrique et Monde arabe). L’IRES a, également, étudié les relations qu’entretient le Maroc avec les pays d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Asie-Pacifique, d'Europe et les BRICs.

Les pays du voisinage

Au niveau des pays du voisinage, les études menées par l'IRES ont concerné les relations avec l'Espagne (2010 et 2012), l'Algérie (2013 et 2017) et la Mauritanie (2014).

Les aires d'appartenances du Maroc

Le monde arabe

Conscient du caractère sans précédent des événements du "printemps arabe", l’IRES s’est attelé, dès le début de l’année 2011, à en appréhender les tenants et les aboutissants et ce, dans l’objectif d’en discerner les enjeux et les implications pour le Maroc.

Après le premier séminaire d'avril 2011, l'IRES a organisé en septembre 2011, avant les élections législatives de 2011 dans les pays arabes, une rencontre sur le thème " Quel avenir pour les transformations sociopolitiques en cours dans le monde arabe ? ".

Deux conférences-débats ont eu lieu, en mai 2012, sur le thème " La Tunisie : un an après le printemps arabe " et en janvier 2013 sur le thème " La Révolution du 25 janvier 2011 ". L'IRES a mené une réflexion sur les racines et les incidences du "printemps arabe", en matière de reconfiguration du paysage politique en Egypte et de redéfinition des priorités de la politique étrangère de ce pays.

Une étude a porté, en 2013, sur les incidences directes et indirectes des bouleversements en cours dans les pays arabes sur le positionnement géopolitique et géoéconomique du Maroc dans la région, sur la réalisation d’une matrice des opportunités et des risques pour le Maroc, en lien avec les mutations sociopolitiques dans le monde arabe.

L’étude exploratoire, lancée en 2013, sur les mutations socio-politiques dans le monde arabe s'est poursuivie en 2014. Ce sujet a été traité à l'occasion de plusieurs séminaires qui visent à cerner les effets immédiats et de moyen et long terme sur le Maroc des mutations, à l’œuvre dans le monde arabe.

Les principaux conflits dans le monde arabe ont fait l’objet d’un suivi régulier par l'IRES, notamment, la crise syrienne, libyenne, au Yémen ainsi que la crise du Qatar, en précisant les causes, les tenants et les aboutissants et les acteurs en présence, en distinguant les acteurs nationaux de l'intervention des puissances étrangères.

Une attention privilégiée a été consacrée par l'IRES aux relations avec le Conseil de Coopération du Golfe. L'Institut avait étudié en 2011 la proposition faite au Maroc d'adhérer au Conseil de Coopération du Golfe. Il a mené, en 2018, une étude relative au partenariat stratégique entre le Maroc et les pays du Conseil de Coopération du Golfe.  

Une étude a été consacrée en 2018 par l'IRES à la question iranienne et un séminaire a été organisé, en 2019, sur l’influence de l’Iran sur le Maghreb et la région du Sahel.

L'Afrique

Conscient de l’importance de l’Afrique et, particulièrement, de la région ouest-africaine dans la stratégie d’alliance du Royaume, l'IRES a engagé dès 2010 un travail de réflexion sur le renforcement du positionnement du Maroc au niveau de l’Afrique de l’Ouest.

Outre l'Afrique de l'Ouest, l'IRES a étudié en 2015 les relations du Maroc avec les pays d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est, en examinant comment le Royaume est perçu par ces deux régions, en identifiant les partenaires prioritaires potentiels et les secteurs porteurs en vue d’un partenariat rénové, générateur de croissance et de prospérité et qui soit profitable à la première cause nationale du Royaume : le Sahara marocain.

Dans le cadre du suivi de la situation sécuritaire dans le voisinage africain pour en cerner les enjeux et les défis pour le Maroc, l’IRES a mené en 2014 des travaux de réflexion à ce sujet, en mettant à contribution des experts nationaux et étrangers des questions politiques, militaires et socioéconomiques, spécifiques à la région sahélo-saharienne.

Dès le retour du Maroc à l'Union africaine en janvier 2017, une part très importante du programme d'activité de l'IRES a été réservée à l'Afrique. L'Institut a mis en place, en son sein, une task force sur l'Afrique et réalisé un atlas cartographique dans le but de mieux connaître ce continent et de cerner les dynamiques qui le traversent.

L'année 2017 a été marquée, également, par l’élaboration de plusieurs rapports inhérents aux enjeux et aux perspectives du retour du Maroc à l'Union africaine, à la coopération entre l'Union africaine et l'Union européenne ainsi qu’aux opportunités et aux risques d'adhésion du Royaume à la CEDEAO.

D'autres rapports ont été élaborés en 2018. Outre les études consacrées au développement rural en Afrique subsaharienne et à la migration africaine, l'importance a été donnée à la réforme de l'Union africaine et aux relations du Maroc avec l'Afrique du Sud. L'objectif de cette dernière étude est de réfléchir à l'approche idoine, permettant de libérer les relations entre le Maroc et l'Afrique du sud de l’impasse diplomatique ayant prévalu jusqu’à fin février 2019.

L'IRES a mené, en 2019, une étude sur la gouvernance sécuritaire en Afrique.

S'agissant de l'activité IRES.Forum, 25 rencontres dont 4 conférences internationales (y compris celle sur la migration africaine), ont été organisées entre juillet 2010 et décembre 2019. L'IRES a co-organisé avec le Ministère des affaires étrangères et de la coopération, le 25 mai 2018, la conférence destinée à la célébration de la journée de l’Afrique et intitulée "Maroc-Union africaine : partenariat confirmé pour une Afrique solidaire et prospère".

L’Euro-Méditerranée

L'Union européenne étant le partenaire du Maroc le plus important, l'IRES lui a réservé plusieurs travaux concernant, en 2010, le statut avancé auprès de l'Union européenne, en 2011 la convergence réglementaire, en 2013 la crise de la zone euro et ses impacts sur le Maroc, en 2015 la politique européenne de voisinage, en 2016 les relations du Maroc avec l'Europe du nord et en 2017 les relations du Maroc avec le Royaume-Uni à l'aune du Brexit.

L'étude sur la crise de l’euro et ses répercussions sur le Maroc a permis d'analyser les canaux de transmission de la zone euro à l’économie marocaine, d'explorer les scénarios vraisemblables de l’évolution de la situation en Europe et les incidences qui en découlent pour le Maroc et de réfléchir à des politiques publiques appropriées pour faire face aux effets directs et indirects de cette crise sur notre pays. Elle a été menée selon une approche multidimensionnelle.

L'IRES a contribué, en 2015, à la réflexion sur la réforme de la politique européenne de voisinage, à la demande de la Délégation européenne à Rabat, en élaborant un document stratégique.

L'Institut a finalisé en 2016 l'étude portant sur les relations du Maroc avec les pays d’Europe du Nord, qui a permis de cerner l’image du Royaume en Scandinavie, de faire ressortir les forces et les insuffisances de la coopération du Maroc avec chacun des pays de cette région et d'identifier les stratégies, à même d’élargir le champ des intérêts communs sur le plan bilatéral et multilatéral.

Dans le nouveau contexte du Brexit, l'Institut a réalisé en 2017 une étude afin de saisir les impacts sur le Maroc de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et de prospecter les meilleures solutions possibles qui permettraient au Maroc de saisir les opportunités qui en découleraient et d'anticiper les risques y afférents.

L'ouverture au monde

L'Amérique

La dimension atlantique

L'espace atlantique revêt une grande importance dans les relations extérieures du Royaume pour des considérations économiques évidentes, mais aussi pour des raisons liées à la préservation des intérêts stratégiques du Maroc, au premier rang desquels figure la question du Sahara marocain.

En 2014, deux études ont été menées par l'IRES, l'une relative aux relations du Maroc avec l'Amérique du Nord, l'autre ayant trait aux relations avec l'Amérique du Sud.

L'étude sur les relations du Maroc avec l'Amérique du Nord s'est basée sur la nécessité de consolider la vocation atlantique du Royaume. Outre les Etats-Unis et le Canada, le rapport a traité également des relations de coopération avec le Mexique, compte tenu de la position particulière de ce pays dans le cadre de l’accord de libre-échange nord-américain, qui est quasiment similaire à celle du Maroc dans ses relations avec l’Union européenne.

L'étude sur les relations du Maroc avec l'Amérique du Sud s’est attelée à l’examen des forces et des faiblesses de la coopération entre les deux parties et a permis de faire quelques propositions de politique étrangère afin d’optimiser le positionnement du Royaume au niveau de cette région.

Une étude a été conduite en 2015 sur la dimension atlantique de la politique étrangère du Maroc.

L'Asie

La dimension asiatique

L'étude sur la dynamique Asie-Pacifique a permis, en 2014, de cerner les déterminants de la centralité géostratégique de cette région, de faire ressortir les conséquences sur les relations internationales et de formuler quelques propositions en vue de préparer le Maroc aux mutations géostratégiques mondiales. Elle s’est focalisée sur quatre pays qui sont la Chine, la Corée du Sud, l’Inde et le Japon.

A la veille de la Visite de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI en 2016 en Chine et en Russie, l'Institut a élaboré deux documents stratégiques, traitant des enjeux et des priorités de la coopération avec ces deux puissances émergentes.

L'étude des relations du Maroc avec les puissances asiatiques a occupé, à partir de 2017, une place de choix dans le programme d'activité de l'Institut. Des rencontres scientifiques ont eu lieu de part et d'autre, notamment, avec les think tanks indiens, chinois, sud-coréens et indonésiens.

Lors de la visite en Inde, en octobre 2017, le Directeur Général de l'IRES a donné une conférence sur l'émergence du Maroc, respectivement, à Indian Council of World Affairs (ICWA), dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de coopération liant l’IRES à cet organisme, à Observer Research Fundation et à l'Ecole Nationale d'Administration.

Une autre rencontre, organisée avec l’Ambassade d’Inde à Rabat, a eu pour objet en 2018 l'approfondissement du dialogue stratégique entre l’IRES et Indian Council for World Affairs.

Sur invitation de l'Ambassade de Chine à Rabat, une délégation de l'IRES a effectué une mission à Shanghai et Pékin du 28 juin au 5 juillet 2018

A Shanghai Institutes for International Studies (SIIS), le Directeur Général de l'IRES a animé une rencontre, portant sur les relations qui lient le Maroc et la Chine, ainsi que les perspectives de leur renforcement à l'aune du partenariat stratégique, conclu en 2016.

L’IRES a pris une part active aux travaux de la 7ème édition du Forum des think tanks sino-africains qui a été organisée, les 4 et 5 juillet 2018 à Pékin, conjointement par l’Institut de recherche sur l’Afrique de l’Université normale du Zhejiang et le Bureau des Conseillers du Conseil des Affaires d’Etat. Le Directeur Général de l’IRES a prononcé une allocution, à la séance d’ouverture du Forum, faisant état des relations privilégiées qui unissent le Maroc et la Chine et de leurs perspectives de développement, à l’aune des Nouvelles Routes de la Soie.

L’IRES, en partenariat avec l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Maroc, a organisé, en novembre 2018, une rencontre internationale intitulée "L’avenir des relations entre le Maroc et la Chine dans un monde globalisé ".  Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et la Chine.

Une délégation de l’IRES s'est rendue du 22 au 27 juin 2018 en Corée, sur invitation de "Korea Institute for International Economic Policy" (KIEP).

Le Directeur Général de l'IRES a donné deux conférences, ayant donné lieu à un échange interactif et fructueux. La première, au siège de KIEP, s'est tenue dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de coopération liant l’IRES à cet institut. La seconde a eu lieu à ASAN Institute for Policy Studies.

Organisée autour du thème "La contribution de l’ASEAN à la construction régionale de l’Asie de l’Est : un potentiel de partenariat avec l’Afrique", cette conférence a vu la participation d’une importante délégation, venue d'Indonésie.

Les relations avec les BRICs

L’IRES a mené, en 2012, une étude sur le thème " Diversification des alliances stratégiques du Maroc : potentiel de relations avec le groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et la Turquie ", dans le cadre de la dimension géopolitique de son programme " Compétitivité globale et positionnement du Maroc dans le système mondialisé ".

 

Diplomatie
 

 

 

Les études de l’IRES sur la diplomatie concernent, par ordre chronologique, les volets climatique, culturel, économique et du cyberespace.

L'étude de 2015 intitulée "Quelle diplomatie climatique pour le Maroc ?", a eu pour objectif de faire le bilan de deux décennies de participation du Maroc au processus de la gouvernance climatique internationale.

L'IRES a achevé, début 2016, le rapport sur la diplomatie culturelle depuis l’Indépendance du Royaume et réfléchi aux principaux axes de rénovation de cette diplomatie pour que son poids dans la politique étrangère du Royaume soit renforcé, conformément aux Hautes Orientations Royales, en s’imprégnant, notamment, des enseignements tirés des bonnes pratiques internationales.

L’IRES a réalisé en 2017 une étude intitulée "Quels leviers de renforcement de la diplomatie économique du Maroc ?", conformément aux Orientations Royales qui n’ont eu de cesse de mettre en exergue l’importance de réhabiliter le rôle de la diplomatie économique du Royaume et d’en faire le fer de lance de la stratégie de positionnement international du pays.

L'IRES a achevé, en 2019, l’étude relative à la diplomatie du cyberespace qui complète le panorama réalisé par l'Institut sur la diplomatie économique, culturelle et climatique. Après une description du cyberespace et de ses caractéristiques, cette étude a mis l’accent sur la notion de souveraineté numérique, défini ce qu’est une diplomatie du cyberespace et traité des domaines conjoints. Elle a formulé des propositions en vue de doter le Maroc d’une véritable diplomatie du cyberespace.

 

Espace des relations exterieures
 

 

 

Cet espace, dédié aux ressources dans le domaine des relations extérieures et de la diplomatie, comprend une synthèse des travaux et concepts clés en la matière, ainsi qu’un lexique bilingue (arabe/français) traduisant les principaux concepts relevant des domaines précités. Enfin, il fournit bibliographie sélective des publications de référence en la matière.

Cet espace offre l’opportunité aux chercheurs et chercheurs associés de l’IRES, de disposer des sources bibliographiques de référence et d’être en phase avec la production scientifique internationale en assurant un ancrage aux concepts émergents dans ce domaine.